En général
La thermographie en général:
La thermographie est une puissante technique de cartographie des températures de surface. Son instrument de mesure est la caméra thermique qui fournit des images thermiques ; ces dernières deviennent des thermogrammes lorsqu’elles sont affectées de l’échelle des températures.
On comprend aisément que les pays nordiques, aux longs hivers froids, se soient intéressés à la thermographie, depuis son origine dans les années 1960. Ces pays n’ont pas eu besoin des incitations nécessaires aux contrées tempérées.
La thermographie est un allié de poids pour localiser de nombreux défauts du bâtiment, toutes choses que les calculs de déperditions ne prévoient pas toujours et que les compteurs ne constatent que globalement. Par l’intermédiaire de la caméra, le diagnostiqueur pourra en définir l’importance : ceci nécessite des connaissances en thermique et en construction et matériaux du bâtiment.
De nombreux comportements du bâtiment, intervenant directement sur la consommation énergétique sont révélés par des variations des températures de surface : isolation thermique, pont thermique, étanchétité à l’air, étanchéité à l’eau, condensation, confort thermique, etc…
Thermographie infrarouge aérienne appliquée aux déperditions thermiques des bâtiments:

Il s’agit d’utiliser des images aériennes, dans l’infrarouge et en hiver, pour mettre en évidence les défauts d’isolation des toitures afin de prioriser les investissements en économies d’énergie par isolation des combles. La thermographie aérienne infrarouge permet de rendre visible les déperditions de chaque bâtiment grâce à un thermogramme et à une échelle de couleurs, qui peuvent servir à produire des cartes.
Un hélicoptère ou un avion équipé d’un capteur infrarouge thermique survole la ville à une altitude usuelle de 500 mètres. La thermographie aérienne permet d’estimer le niveau de déperditions de chaque bâtiment par la toiture mais ne peut fournir d’information fiable sur les façades. La mesure d’émissivité est dépendante de l’angle de vue et si l’incidence est favorable sur les toitures, elle est très défavorable sur les façades. De plus, une façade est composée d’éléments divers, aux inerties thermiques variées: les réponses thermiques sont donc composites et ne peuvent donc être comparées entre elles a priori.
En moyenne, 30 % des déperditions thermiques d’un bâtiment s’effectuent par la toiture, 25 % par les murs et 13 % par les vitres.
La carte thermique finale est une représentation, dans l’emprise cadastrale des bâtiments, des luminances enregistrées en thermographie infrarouge. Elle permet de :
*  Dynamiser le tissu social économique local (travaux d’amélioration de l’habitat),
* Affiner la connaissance de son patrimoine (écoles, salles de sport, bâtiments administratifs et techniques, habitations, entreprises, etc.),
*Â Â Engager un programme de communication.
Montpellier se lance dans la thermographie aérienne pour traquer les déperditions thermiques:
Dans le cadre de ses démarches en matière d’économies d’énergies, Montpellier Agglomération se lance dans la thermographie aérienne. Cette nouvelle action, menée en partenariat avec la Ville de Montpellier, permettra de mieux connaître les performances thermiques du patrimoine bâti du territoire de l’Agglomération.
Une cartographie présentant la déperdition de chaleur du bâti sera élaborée et constituera un réel outil d’analyse des quelque 40 000 hectares du territoire. La campagne de relevé sera ensuite effectuée cet hiver.

